Chapitre 74: Dehors la vie est difficile...

Je marche dans la rue. Au moindre bruit, je m'arrête et regarde autour de moi d'où il provenait. Au moindre pied claquant sur la chaussée, je panique et je me cache.
C'est la première fois que je sors depuis la mort de Caitlin. Un an s'était écoulé. Je vis chez Théodore, à la frontière entre la Suisse et la France. Pendant plus d'un mois, je n'arrivais pas à dormir. Caitlin me hantait. Et quand je réussissais à dormir, j'assistais encore une fois à sa mort. Je passais la quasi totalité de mes journées enfermée dans ma chambre. Théodore me laissait tranquille. Ma relation avec lui s'était détériorée. Je ne parlais plus. Il ne cherchait pas à me faire parler. Il comprenait ce dont j'avais besoin. Je ne l'aimais plus comme avant. Je l'aimais toujours mais je le considérais comme mon meilleur ami, comme mon grand frère. Je n'avais plus de passé, du moins, j'essayais de l'oublier même s'il y avait eu de bons souvenirs. Mais c'était trop douloureux. J'ai recommencé à parler dès le mois d'avril 2009.
A la mi-mais, Théodore m'a obligé de sortir. Il m'a demandé d'acheter du pain. J'ai soupiré et je l'ai écouté. Et je suis sortie dans la ville pour aller au magasin le plus proche. Celui-ci était à quinze minutes de chez Théodore.
Je marche dans la rue. J'avance lentement, prête à faire demi-tour au moindre truc anormal. Je vis un arrêt de bus. Mon coeur se serra. Je ne suis pas encore prête pour prendre le bus. Je continue d'avancer.
J'arrive enfin au magasin. Je me balade dans les rayons en essayant de me familiariser avec les produits. J'attrape une baguette de pain et je commence à traîner dans les rayons.
Alors que j'étais au rayon papeterie, quelqu'un me dit:
«Tiens, Cécile! Alors comment vas-tu? »
Chapitre 74: Dehors la vie est difficile...

# Posté le dimanche 21 septembre 2008 13:25

Chapitre 75: Ils sont de retour parmis nous....

Je me retourne et découvre M.Yps qui me souriait. Il était vêtu d'une chemise bleu clair et d'un jean. Ces cheveux commençaient à devenir gris. Je lâche ma baguette et cours hors du magasin. Que faisait-il ici?
Dehors, je reprends mon souffle. Lorsque je leva la tête, je vis M.me Noipse, assise sur une voiture en train de fumer. Elle avait des mèches roses qui la rajeunissaient. Elle portait un blouson en cuir noir assorti à sa mini jupe. Je me remis à courir afin d'échapper à ces deux espions. Je fis de nombreux détours. Jamais je n'ai regardé derrière moi. Après avoir couru vingt-cinq minutes, je suis rentrée chez Théodore.
Une fois chez lui, j'ai fermé la porte d'entrée à clé. Je suis restée quelque temps dos à la porte. Puis je me suis effondrée, en larmes. Mes mains cachaient mon visage, les ruisseaux salés qui étaient sortis de leur lit.
Au bout d'un certain temps, je me suis relevée après un reniflement sonore et peu ragoûtant et un essuyage de nez plein. Je me suis dirigée vers le salon en espérant trouver Théodore pour me réconforter. Malheureusement, Théodore n'était pas seul. Il prenait le thé avec deux personnes que je croyais avoir semées: M.Yps et M.me Noipse. Je les regarde les yeux écarquillés. Ils étaient assis sur le canapé crème. M.me Noipse avait les jambes croisées et une tasse à la main. M.Yps devait être en grande discussion avec Théodore. Ils me regardent. Je pars en courant dans ma chambre avant qu'ils ne réagissent. Je ferme la porte à clé.
J'entends les pas de mes amis claquer dans les escaliers. Puis des mains tentèrent d'ouvrir ma porte. Après plusieurs échecs, elles se mirent à la marteler. Les voix des propriétaires des mains se rajoutèrent au bruit des coups.
«Cécile! Ouvre! Crie M.Yps.
-Non! Je ne veux plus vous voir!
-Cécile, s'il te plaît! Ils ont besoin de notre aide!
-Pourquoi? Pourquoi faire, Théodore? Dis-moi! Pour tuer quelqu'un d'autre? Pour sacrifier un être cher?
-Cécile, écoute-moi. C'est sérieux. On a vraiment besoin de ton aide, reprit M.Yps, d'un ton plus calme et en arrêtant de marteler la porte.
-Je ne vous ouvrirais pas! Allez demander ailleurs! Je ne veux plus être espionne!
-Cécile, c'est important. Marie est en danger!
Chapitre 75: Ils sont de retour parmis nous....

# Posté le dimanche 21 septembre 2008 14:10

Modifié le dimanche 21 septembre 2008 14:29

Chapitre 76: Quoi?!

-Quoi?
-Marie est en danger.
-C'est pas une blague?
-Malheureusement non. »
J'ouvre la porte et passe ma tête à l'extérieur de ma chambre.
«Qu'est-ce qui s'est passé?
-Après avoir appris la mort de Catherine...
-Caitlin....
-Oui et après avoir appris également ta fugue, elle a cherché à te retrouver. Malheureusement elle s'est faite kidnapper.
-Et où est-elle maintenant?
-Au Japon, près d'Osaka.
-Quand est-ce qu'on y va?
-Enfin je te retrouve Cécile. On part dès que tu seras prête.
-Super!
-Mais Cécile! Tu n'as pas de passeport, ni d'autorisation de sortie du territoire, dit Théodore.
-Pas grave! Avec les relations de M.Yps, vous connaissez certainement quelqu'un pour faire de faux papier!
-Oui, mais ça ne peut être possible...
-Pourquoi?
-Premièrement, on a pas assez de temps. Et deuxièmement, au Japon, la falsification de papier est sévèrement puni. Je préfère donc que tu prennes ton passeport.
-Mais... Il est chez moi.. dis-je inquiète.
-Eh bien allons-y!
-Euh.. M.Yps, vous avez compris l'histoire? J'ai fugué il y a un an. Je suis partie vivre chez Théodore, laissant mes parents sans aucune nouvelle. Pendant un an!
-Oui, je sais.
-Alors j'ai pas compris! Vous voulez que je rentre chez moi et puis que je dise: « Salut 'Man! Ça faisait longtemps! J'prends mon passeport et je repars! ». C'est ça que vous voulez?
-Non. Mais je veux qu'on aille chez toi récupérer ton passeport...
-Et mes parents?
-On leur expliquera tout.
-Tout? Tout quoi?
-Depuis ton voyage en Suisse jusqu'à aujourd'hui.
-Je sens que ça va mal se finir cette histoire. Allez on y va! Avant que je ne change d'avis... »
Chapitre 76: Quoi?!

# Posté le dimanche 21 septembre 2008 15:04

Modifié le dimanche 21 septembre 2008 15:15

Chapitre 77: Retour au bercail...

Chapitre 77: Retour au bercail...
Vive le train! En environs trois heures, je suis arrivée à Paris avec Théodore, M.Yps et M.me Noipse. Puis nous avons pris un taxi malpoli qui nous emmena chez moi.
Je suis devant la porte. 15H37. Je voudrais tant faire demi-tour mais malheureusement, les autres me bloquent le passage. Je regarde M.Yps. Il me sourit, un sourire d'encouragement.
«T'es prête? »
Je fis non de la tête.
«Tant pis. »
Et il actionne la sonnette. Les voix de mes frères et moi faisant « ding-dong » remplaçait la sonnerie banale. Je rougis de honte devant cette sonnerie ridicule. J'entendis les pas de ma mère. Et là, je suis passée du rouge au blanc. Mon coeur battait à la chamade. J'avais du mal à respirer. Ma mère ouvrit la porte avec un triste sourire. Elle se refusait d'accueillir les gens avec une tête d'enterrement. Malgré ses efforts, des poches de cernes cachaient ses beaux yeux bleus. Elle ne s'était pas maquillée. Sa peau était ridée. On lui donnait dix ans de plus que son âge. Dès qu'elle me vit, elle n'en crut pas ses yeux. D'ailleurs, je ne sais pas si elle voyait grand chose, vu qu'elle commençait à pleurer. Lorsqu'elle prononça mon prénom, j'ai baissé la tête, honteuse de l'avoir abandonnée. Elle m'enlaça fortement et me fit entrer dans la maison ainsi que mes amis.
Nous nous sommes installés sur le canapé, ma mère sur le fauteuil en face. Elle nous regardait un par un, essayant de savoir qui étaient ses gens qui avaient accompagné sa fille. M.Yps me demanda de faire ma valise en prenant mon passeport et tous ce que je pensais indispensable. Ma mère m'arrêta alors que j'allais monter les escaliers. Elle ordonna à mes amis de décliner leur identité. M.Yps prit la parole et raconta tout. Profitant de l'inattention de ma mère à mon égard, je partis dans ma chambre.
À ma grande surprise, je vis qu'elle n'était pas vide. Mes frères étaient en cours, mon père travaillait et ma mère était en bas. Lorsque je vis ses deux yeux gris me regarder, je reconnu:
«Cécile?

# Posté le mercredi 01 octobre 2008 15:34

Modifié le vendredi 03 octobre 2008 11:25

Chapitre 78: A trois ou à quatre?

Chapitre 78: A trois ou à quatre?
-Elisie? Mais.... Mais qu'est-ce que tu fais là?
-J'allais te retourner la question...
-Je suis chez moi, donc c'est...
-Oui 'fin quand même! T'es partie pendant un an sans laisser de nouvelles et là tu reviens comme ça, comme si rien n'était, comme une fleur!
-Oui... En attendant, tu ne m'as toujours pas répondu à ma question!
-Ta mère m'a demandé de découvrir pourquoi tu étais partie, même si je pense avoir trouvé avant d'être, on peut dire «engagée »;
-Explique-toi.
-Tu as disparu ainsi que Caitlin au même temps, pendant ta sortie à Courtache. Je pense que tu es allée vivre chez Théodore car il est arrivé quelque chose de grave à Caitlin. Et je pense même qu'on ne peut plus rien pour elle. J'imagine également que si tu es là, c'est pour retrouver Marie qui ne donne plus signe de vie depuis deux semaines, c'est-à-dire, depuis qu'elle te cherche. Je crois même qu'elle s'est faite kidnapper, mais ne me demande pas par qui, j'ignore la réponse. Donc M.Yps et M.me Noipse t'ont priés de les aider et te voilà ici.
-Tu as du être devin dans une autre vie...
-Tu veux que je t'aide à faire tes bagages? Tu me raconteras toute cette histoire en détail.
-Bien. »
Après une longue narration de mon terrible récit de l'année dernière, je m'assoie sur une valise afin de la fermer, pendant que Elisie, remplissant la seconde valise, me questionna:
« Et vous partez où?
-Au Japon...
-Au Japon?! ... Intéressant, murmure-t-elle. »
Vingt minutes plus tard, je descend les escaliers suivie par Elisie. Chacune de nous portait une valise.
«M.Yps. M.me Noipse. Théodore... Bonjour.
-Elisie! Quelle bonne surprise! Je ne m'attendais pas à te voir!
-Moi non plus M.Yps. Il paraît que vous partez au Japon?
-Oui en effet.
-Vous parlez japonais?
-Non mais je parle très bien anglais.
-J'imagine que là où vous aller, les personnes ne parlent pas forcément anglais. Je pense même que personne ne parle anglais.
-Où veux-tu en venir?
-Je parle japonais parfaitement. Je pourrais donner un cours de japonais à ma classe, et maintenir une conversation avec ma prof de japonais sans aucun problème.
-C'est bon. Je vois où tu veux en venir...
-Je viens avec vous.

# Posté le mardi 21 octobre 2008 14:18

Modifié le jeudi 23 octobre 2008 13:27