-Déjà, je pense qu'il faut être plus proche d'ici, continue M.me Noipse. Et puis, il est déjà 15h30. Il faudrait manger, déménager et réfléchir.
-Allons manger, susurrais-je. »
Mes amis s'avancent dans la rue piétonne à la recherche d'un hôtel et d'un restaurant. Je traînais derrière eux, la mine triste. Théodore s'arrête et m'attend. Il se met à côté de moi. Il tend son bras et attrape ma hanche. Je lève la tête, on se regarde. Je ne retire pas sa main. Ses yeux verts émeraudes me redonnent du courage. Je lui souris. Il me sourit tristement, comme tous mes sourires qu'il arborait dernièrement. Nous avançons ainsi derrière nos amis.
Le soir-même, nous étions installés dans un petit hôtel près de l'allée des entrepôts. Nous avions réussis à avoir des chambres côte à côte. Je réfléchissais dans ma chambre, sur mon lit et observais le plafond. Elisie était en train de se laver. J'entends l'eau couler . Les murs de l'hôtel sont très fins. En entrant dans le bâtiments, les espions nous avaient conseillé, obligé, de vérifier nos chambre. J'avais utilisé un de mes portables afin de faciliter la tâche. Il s'est avéré que tout était normal. Seul le mobilier était bizarre: il n'était pas japonais. Le lit était pour deux personnes. Les tables de chevet étaient en chêne mal vieilli grignoté par les mites. Les placards montraient des signes de faiblesse dans leur fonctionnement. Nous avions donc décidé de laisser nos affaires dans les valises. Les draps, les rideaux et quelques endroits du mur présentaient des taches de sang mal nettoyées et peu rassurantes. La salle de bain avait également un passé peu glorieux: des carreaux du carrelage étaient cassés, le miroir était brisé, les toilettes laissaient échapper leurs eaux. Seule la douche avait l'air intact. Les chambres de mes amis étaient dans le même état. Nous nous étions retrouvés pour le dîner et avons essayé d'élaborer un plan pour retrouver Marie. Je somnolais durant le repas et j'étais ailleurs. Je n'avais pas d'idées. On est reparti dans nos chambres une heure plus tard.
Je regarde le plafond, allongée sur le lit. Je réfléchis, je pense. J'intercepte une conversation dans la chambre voisine:
« Faudrait peut-être le dire à Cécile, fit M.Yps.
-Non, répond M.me Noipse après une courte réflexion. Elle ne s'en remettra pas sinon...
-Qu'est-ce que vous ne devez pas me dire? Interrompis-je.
-Tu as entendu? S'inquiète M.me Noipse.
-Tout comme vous. Qu'est-ce que je ne dois pas savoir, Delphine?
-Pour faire un bon plan, il faut beaucoup plus d'informations, de temps...
-Ce que nous n'avons pas.
-Cécile, il faut que tu comprennes que nous ne savons rien. Tous ce qu'on sait, c'est le sexe et l'âge environ du kidnappeur. Le lieu est très imprécis. Il y a plus de cents entrepôts, dans cette allée. Le terrain est inconnu et les kidnappeurs aussi. On ne sait même pas s'ils sont plusieurs ou non. Il nous faut plus de temps, Cécile.
-Plus de temps, plus de temps! Justement, nous n'en avons pas! Marie a disparu depuis presque trois semaines. Ça se trouve, elle est déjà morte! Je ne peux pas attendre plus longtemps!
-Cécile, sois raisonnable! Fit M.Yps. Si on se jette à l'assaut tout de suite, on peut tous mourir, Marie aussi. Cécile, réfléchis un peu.
-Fais-nous confiance, continue M.me Noipse. Nous faisons ce genre de travail assez souvent. Mais sache nous accepterons ta décision, quoiqu'il arrive. On te demande juste de bien y réfléchir.
-Je vous fais confiance, répondis-je en pleurant. Je veux sauver Marie et quitter ce monde d'espions qui met tous ceux que j'aime en danger.
-Merci Cécile. Repose-toi maintenant. Nous allons y réfléchir et demain nous reprendrons les recherches.
-Merci. Bonne nuit. »
-Allons manger, susurrais-je. »
Mes amis s'avancent dans la rue piétonne à la recherche d'un hôtel et d'un restaurant. Je traînais derrière eux, la mine triste. Théodore s'arrête et m'attend. Il se met à côté de moi. Il tend son bras et attrape ma hanche. Je lève la tête, on se regarde. Je ne retire pas sa main. Ses yeux verts émeraudes me redonnent du courage. Je lui souris. Il me sourit tristement, comme tous mes sourires qu'il arborait dernièrement. Nous avançons ainsi derrière nos amis.
Le soir-même, nous étions installés dans un petit hôtel près de l'allée des entrepôts. Nous avions réussis à avoir des chambres côte à côte. Je réfléchissais dans ma chambre, sur mon lit et observais le plafond. Elisie était en train de se laver. J'entends l'eau couler . Les murs de l'hôtel sont très fins. En entrant dans le bâtiments, les espions nous avaient conseillé, obligé, de vérifier nos chambre. J'avais utilisé un de mes portables afin de faciliter la tâche. Il s'est avéré que tout était normal. Seul le mobilier était bizarre: il n'était pas japonais. Le lit était pour deux personnes. Les tables de chevet étaient en chêne mal vieilli grignoté par les mites. Les placards montraient des signes de faiblesse dans leur fonctionnement. Nous avions donc décidé de laisser nos affaires dans les valises. Les draps, les rideaux et quelques endroits du mur présentaient des taches de sang mal nettoyées et peu rassurantes. La salle de bain avait également un passé peu glorieux: des carreaux du carrelage étaient cassés, le miroir était brisé, les toilettes laissaient échapper leurs eaux. Seule la douche avait l'air intact. Les chambres de mes amis étaient dans le même état. Nous nous étions retrouvés pour le dîner et avons essayé d'élaborer un plan pour retrouver Marie. Je somnolais durant le repas et j'étais ailleurs. Je n'avais pas d'idées. On est reparti dans nos chambres une heure plus tard.
Je regarde le plafond, allongée sur le lit. Je réfléchis, je pense. J'intercepte une conversation dans la chambre voisine:
« Faudrait peut-être le dire à Cécile, fit M.Yps.
-Non, répond M.me Noipse après une courte réflexion. Elle ne s'en remettra pas sinon...
-Qu'est-ce que vous ne devez pas me dire? Interrompis-je.
-Tu as entendu? S'inquiète M.me Noipse.
-Tout comme vous. Qu'est-ce que je ne dois pas savoir, Delphine?
-Pour faire un bon plan, il faut beaucoup plus d'informations, de temps...
-Ce que nous n'avons pas.
-Cécile, il faut que tu comprennes que nous ne savons rien. Tous ce qu'on sait, c'est le sexe et l'âge environ du kidnappeur. Le lieu est très imprécis. Il y a plus de cents entrepôts, dans cette allée. Le terrain est inconnu et les kidnappeurs aussi. On ne sait même pas s'ils sont plusieurs ou non. Il nous faut plus de temps, Cécile.
-Plus de temps, plus de temps! Justement, nous n'en avons pas! Marie a disparu depuis presque trois semaines. Ça se trouve, elle est déjà morte! Je ne peux pas attendre plus longtemps!
-Cécile, sois raisonnable! Fit M.Yps. Si on se jette à l'assaut tout de suite, on peut tous mourir, Marie aussi. Cécile, réfléchis un peu.
-Fais-nous confiance, continue M.me Noipse. Nous faisons ce genre de travail assez souvent. Mais sache nous accepterons ta décision, quoiqu'il arrive. On te demande juste de bien y réfléchir.
-Je vous fais confiance, répondis-je en pleurant. Je veux sauver Marie et quitter ce monde d'espions qui met tous ceux que j'aime en danger.
-Merci Cécile. Repose-toi maintenant. Nous allons y réfléchir et demain nous reprendrons les recherches.
-Merci. Bonne nuit. »




